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Moins d’un an après sa création, quel meilleur hommage pouvait être rendu au Groupe d’Impulsion économique Franco-marocain que celui du premier ministre Driss Jettou qui en a animé la dernière rencontre ? « En quelques mois a-t-il souligné dans son intervention, votre groupement a su répondre à nos attentes en devenant non seulement une force de réflexion et de proposition mais aussi un promoteur d’actions concrètes, suscitant des liens d’affaires et des partenariats franco marocains dans des secteurs identifiés comme porteurs ».

A la création du groupe d’impulsion, Dominique de Villepin avait invité « les grandes entreprises à aller ensemble vers plus de croissance, plus d’emplois et un meilleur partage de richesses. Les économies des deux pays sont complémentaires, avait il souligné, produire au Maroc crée des emplois au Maroc mais aussi en France ».

Le message a été bien entendu et la réflexion menée autour des stratégies sectorielles par les six groupes de travail créés, a permis à de nombreux projets de prendre forme, notamment dans le tourisme où le groupe Pierre et Vacances envisage des projets à Marrakech et à Agadir. Dans le domaine de la sous-traitance, de l’aéronautique, de l’automobile et de l’électronique, l’offre logistique déjà existante sera affinée à travers des zones dédiées à ces activités. Dans tous ces domaines, mais aussi dans ceux plus traditionnels, de l’agroalimentaire, du textile et de l’artisanat, il s’agissait d’aller au cœur de la mission du groupe, à savoir attirer l’investissement au Maroc. Pour atteindre ces objectifs, le Maroc doit s’inscrire dans les standards internationaux comme l’arbitrage dans la résolution des conflits commerciaux, une fiscalité clarifiée et la disponibilité de ressources humaines bien formées. Pour faire face aux flux potentiels d’implantation d’entreprises dans les secteurs de l’ingénierie, des télécoms, il faudrait en effet former plus d’ingénieurs, plus de techniciens, plus de gestionnaires… C’est à ce niveau que se situe le véritable défi, à l’heure d’une mondialisation exacerbée où des reconfigurations s’imposent. Le Maroc s’est engagé dans cette voie en initiant un programme de formation de 10 000 ingénieurs en trois ans.

Mais à tous ces défis, les réponses gagneraient à être collectives et régionales dans une stratégie de solidarité qui donnerait plus de sens aux relations franco-marocaines. Le groupe d’impulsion économique France Maroc qui a réuni le 28 juin dernier une centaine de chefs de grandes entreprises, de PME et PMI est incontestablement, un des maillons de cette stratégie.
 

Lettre N° 03

 Mustapha Bakkoury   Jean-René Fourtou

 

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